Retour sur la 15ème édition du Festival des Pays du Sahel

Festival des Pays du Sahel 2018

Par un soleil caniculaire, a eu lieu la 15ème édition du Festival des Pays du Sahel, ce samedi 4 août 2018. Comme chaque année (sauf en 2017), la gare cycliste de Saint-Médard-en-Jalles reçoit cet événement riche en rencontres, partages et découvertes. Cette année, une température sahélienne (pas moins de 36°C) a accompagné les nombreuses animations de ce festival mettant en valeur les pays de l’Afrique côtoyant le Sahara. Les festivaliers ont profité des danses, musique, théâtre, contes, causeries, marché et ateliers.

Propulsée par l’agence de Médiation Culturelle des Pays du Sahel, cette journée a été l’occasion de (nous) rappeler du credo principal : Ensemble, faisons de la culture une arme contre les ignorances.
Comment ? Sans plus attendre, retour sur une édition 2018 en mode Afrique Génération 3.0 .

Un festival pour les citoyens d’ici et d’ailleurs

Lors de l’édition 2016, la cofondatrice de l’Agence de Médiation Culturelle des Pays du Sahel et membre de l’association L’ABA, Safiatou Faure Sissoko animait la table ronde articulée autour du thème – le rôle de la femme africaine dans la société ; Pour le millésime 2018, le cofondateur de l’agence Raymond Monné a animé la traditionnelle causerie sous le Baobab Bleu du festival.

Une des animations phare de l’événement, nous y sommes invités à palabrer et échanger. En guise d’auberge espagnole de la parole, le thème 2018 se place sous le signe d’un sujet très actuel (et pour les décennies à venir) : Migrations d’aujourd’hui.

Ainsi, l’Aquarius a fait escale dans l’esprit des participants de la causerie. Nous avons eu l’agréable surprise de découvrir les idées des uns et des autres. Via ce partage d’expériences individuelles et/ou collectives, de « bons » clichés sont tombés. Saviez-vous que 9 réfugiés sur 10 se situent dans des pays plus pauvres que leur patrie d’origine ?

Et parlons de l’intégration dans le pays de transit ou d’arrivée. Par exemple, la France peut être un pays de transit et non un « eldorado » d’arrivée comme tentent de nous marteler quelques citoyens peu et mal renseignés. Que dire de ces mêmes citoyens mélangeant tout et allant jusqu’à réduire des concitoyens à des migrants étrangers à la citoyenneté française car ayant des ascendants immigrés ? Suivez mes oreilles vers le discours pertinent de Barack Obama, lors de l’anniversaire Nelson Mandela. Suivez également mon regard sur ce tweet ci-dessous.

Après de beaux échanges, les festivaliers d’ici, d’ailleurs et moi nous sommes rejoints autour de la table, pendant Tisdass et la compagnie Kouka nous offraient musique et spectacle de marionnettes. Car, oui, il n’y a pas que sur un terrain de foot où l’on se réunit et partager, dans la cohésion, nos différences respectives. La table est le lieu invitant à la rencontre, l’échange et la découverte. La team – sauce pimentée – dégustait avec la team – sauce tomate sans piment – accras, bananes plantains frites et mafé. De même, les amateurs de bissap et de jus de gingembre ont échangé avec les amateurs de rosé, afin de nous rafraîchir de la température sahélienne peinant à baisser. D’ailleurs, nous étions tous unanimes sur cette chaleur sèche. Perso, entre des gorgées de bissap, j’en ai été à me demander ceci

Photomontage humoristique sur la Canicule en août 2018 en France
MAIS QUI A FAIT CA !!!

L’Afrique en mode Génération 3.0 sous le sceau de la transmission

Dès mon arrivée au festival des Pays du Sahel #2018, je me suis rendue directement au coin lecture ou la librairie par terre. Lieu incontournable de l’événement, il appelle à l’ouverture et à se poser au calme.

Autour du partage entre les écrits des auteurs et les lecteurs curieux, il s’agit de feuilleter, découvrir et transmettre. Il y en a pour tous les goûts et les aspirations : BD, Romans, Recueils de poèmes, Essais, Contes, etc. Et toujours est-il que le coin lecture est placé à l’ombre d’une tente colorée, accessible et avenante. On s’y pose pour feuilleter un livre lors de la déambulation des allées du festival et, 20 minutes plus tard, on se retrouve toujours sur place, plongé dans la lecture d’un ouvrage pris au hasard de sa curiosité.

Bref, ce moment d’évasion et d’enrichissement invite jeunes et moins jeunes à la découverte, au partage et à la transmission.

En parlant de transmission, évoquons l’artiste Simon Winsé, après une prestation musicale qui a fait l’unanimité.

L'album Dangada par Simon Winsé - Label Gigantonium - 2018
L’album Dangada par Simon Winsé – Label Gigantonium – 2018

Et j’en profite pour transmettre un appel de Simon. Il souhaite initier aux plus jeunes l’art de jouer aux instruments traditionnels. L’objectif est de mêler aussi la maîtrise des instruments plus modernes. Alors oui, cette édition 2018 de ce festival des pays du Sahel se conjugue avec un état d’esprit tourné vers l’avenir.

Le Festival des Pays du Sahel 2018, en sons et images

Comme quelques images valent 1000 mots, voici un petit résumé de cette belle journée aoûtienne et sahélienne.

Et en attendant la prochaine édition de ce festival, que souhaitez-vous transmettre ?

Alice-SEBEGO-Author-Burkinabe-de-bordeaux

Je suis Alice : née à Pessac et issue de la diaspora burkinabè, je suis développeuse web full stack issue de 13 ans de métier en communication. Ayant toujours vécu dans Bordeaux Métropole, je suis ravie de partager, avec vous, les actualités des Burkinabè bordelais & aquitains.

One Reply to “Retour sur la 15ème édition du Festival des Pays du Sahel”

  1. […] les membres de l’association l’ABA, nous avons notre dynamique Saint-Médardaise Safiatou Faure Sissoko : d’une tête remplie (et bien diplômée) et un fort caractère dans le bon sens du terme, elle […]

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